vendredi 3 décembre 2010

American Grindhouse

American Grindhouse, Elijah Drenner
Documentaire passionnant sur l’histoire du cinéma d’exploitation aux Etats-Unis de la création du cinématographe à l’âge d’or des B Movies. Très bien documenté et ponctué d’interventions pertinentes de réalisateurs, actrices, sociologues, etc. Formellement il n’a rien de remarquable (contrairement au documentaire d’Adrian Grenier par exemple) et suit les conventions classiques du documentaire. A voir uniquement si on est intéressé par le sujet, auquel cas c’est un document absolument indispensable.
PS : Par ailleurs si vous retrouvez le titre du film avec l’invasion des lapins géants dont un extrait est montré à un moment, je vous en serais reconnaissant !

Note : 14/20

Cyrus

Cyrus, Jay & Mark Duplass
Un Tanguy à l’américaine. Le grand John C. Reilly se retrouve confronté à l’excellent Jonah Hill en sale gosse à l’Œdipe persistant et à sa mère, Marisa Tomei qui a du mal à couper le cordon. Pourtant le résultat est mitigé. Si l’on rit volontiers devant certaines scènes d’anthologie (la musique de Jonah Hill…), on est finalement déçu et on ressort avec l’impression que ca aurait pu être bien mieux. Du potentiel malgré tout.

Note : 14/20

Morning

Morning, Leland Orser
Dans la lignée de Two Gates of Sleep, l’ambition pseudo artistique en moins. Alors bon, c’est moins prétentieux c’est sur. Mais c’est d’autant plus douloureux à voir. Un film sur le deuil donc (quelle suprise !), où l’on voit un couple qui a perdu son enfant et qui passe 1h30 à pleurer, crier, dormir, se badigeonner de petits pots pour bébés (oui oui), errer sans but dans leur appartement et vomir par terre. Pitoyable, pathétique, ridicule… Bon, apparemment il y en a qui aiment. Pas moi.

Note : 07/20

Meet Monica Velour

Meet Monica Velour, Keith Bearden
Alors celui là, c’est LA bonne surprise du festival ! Je ne vais même pas raconter l’histoire tellement c’est barré et original et que il faut que vous alliez le voir ! L’acteur principal Dustin Ingram est génial, Kim Cattral (oui, de Sex and the City…) est géniale aussi. Bref, que du bon. L’ambiance “Sundance” peut en agacer certains, mais vraiment allez le voir, ce film est un ovni !

Note : 16/20

Love and Other Impossible Pursuits

Love and Other Impossible Pursuits, Don Roos
Un sentiment d’ennui profond mis à part, je dois avouer ne pas me souvenir de grand chose à propos de ce film (pas bon signe). Déjà, loin de moi l’idée de faire dans le cliché machiste, mais c’est un film clairement destiné à un public féminin. En plus, même si le petit garçon est mignon et que Natalie Portman est sympathique, il souffre de longueurs assez irritantes. Don Roos a beau essayer, il ne réussit pas à captiver le spectateur.

Note : 10/20

Mother and Child

Mother and Child, Rodrigo Garcia
Pas mal… Les destins mêlés de trois femmes autour du thème de la maternité. Le tout reste, je trouve, très inégal. On passe toutefois un bon moment malgré le lot de clichés et de scènes ultra prévisibles. Les acteurs sont tous plus ou moins convaincants. Un bon film certes, mais qui ne méritait pas le Grand Prix !

Note : 13/20

Get Low


Get Low, Aaron Schneider
Excellent. Seul film d’époque (si l’on ne compte pas The Runaways) de tout le festival, il fut accueilli avec grand plaisir. On retrouve Bill Murray en croque mort délicieusement blasé, Robert Duvall dans le rôle principal est également saisissant. Un très beau film sur le temps qui passe et la culpabilité. Le tout dégage un charme tel qu’on en oublie ses défauts comme son manque de rythme... A voir !

Note : 16/20


3 Backyards

3 Backyards, Eric Mendelsohn
Ayant rencontré Eric Mendelsohn et son compositeur Michael Nicholas dans le supermarché de Deauville (ils achetaient des pommes, incroyable non ?), et ayant discuté quelques secondes (ils sont charmants), je n’ai pas vraiment envie de dire du mal de ce film. Pourtant il est loin d’être parfait, notamment musicalement parlant. Mais il se dégage une étrange mélancolie de ces trois histoires entremêlées et on se surprend à vouloir connaître la suite. Pourtant il ne se passe pas grand chose de passionnant… On appréciera également le retour de Edie Falco (Carmella Soprano) dont le jeu délicieusement énervant ravira les fans et agacera les autres ! Un film minimaliste, mais comme on dit « less is more »…

Note : 13/20

Winter's Bone

Winter's Bone, Debra Granik
Primé à Sundance, ce film reprend justement un des grands mythes véhiculés par ce festival. Celui de la fillette de 12 ans « so tough she could kick the hell out of a truck driver ». Sauf qu’on y croit pas tant que ça… De plus, l’ambiance glauque et crasseuse de la campagne, magnifiquement bien retranscrite par ailleurs, fait un peu cliché. On sent la vision typiquement urbaine du village dans les bois peuplé de méchants consanguins illétrés qui trafiquent de la drogue, se violent entre eux et font régner la loi du silence. On reste assez sceptiques mais le film se laisse regarder.

Note : 13/20

Holy Rollers

Holy Rollers, Kevin Asch
Des juifs Hassidim, de la drogue, de l’argent, du sexe. Tout ce qu’on aime ! On retrouve Jesse Eisenberg (ZombielandThe Social Network) dans un rôle assez surprenant qui lui va à merveille. L’histoire est délirante, digne d’un scenario des frères Coen. Pourtant la réalisation très académique de Kevin Asch nuit au film. Ce qui aurait pu être tellement plus, reste finalement un simple film d’arnaque. Il reste cependant l’un des meilleurs de la sélection.

Note : 14/20

The Joneses

The Joneses, Derrick Borte
Une grosse comédie familiale US. Demi Moore est un peu énervante, David Duchovny est un peu niais… L’idée de départ est pourtant excellente ! Je vous conseille d’ailleurs de ne rien lire sur l’histoire (pas même la bande annonce) avant d’aller le voir pour garder la surprise intacte. Le contenu social, contestataire, du film est un peu gâché par sa banalité formelle. Dommage.

Note : 13/20

Twelve

Twelve, Joel Schumacher
Un film vraiment conventionnel. On à l'impression de regarder un épisode de Skins de 1h30. Ah si, il y a 50 cent qui joue dealer de drogues. Ok. Super original. On ne peut pas dire que l'on s'ennuie mais c'est irrégulier et un peu chiant. Tout ça pour arriver vers une fin complètement barrée et incompréhensible... Pas top.

Note : 09/20

The Dry Land

The Dry Land, Ryan Piers Williams
C’est l’histoire d’un soldat qui revient d’Irak. Et là je vais vous bluffer : ça s’est pas bien passé. Du coup il est pas content, il tape dans les murs, s’engueule avec à peu près tout le monde… et c’est à peu près tout. Dans la lignée de Brothers en moins bien. Ah si ! Pour les fans de That 70’ Show, allez quand même le voir ! Il y a Fez en ancien marine, et ça, ça vaut le coup d’œil !

Note : 10/20

Buried

Buried, Rodrigo Cortés
Seul film de la sélection avec un projet figuratif digne de ce nom, Buried était sans doute le plus attendu. Et on peut dire qu’il a été à la hauteur de nos attentes ! L’entreprise de tourner un long métrage uniquement dans un cercueil, non sans rappeler certains projets d’Hitchcock, était périlleuse. Et Rodrigo Cortés s’en tire avec les honneurs. Quelques longueurs certes, un peu de remplissage aussi, mais l’effet voulu est bien là, le réalisateur joue avec nos peurs les plus primales et signe un thriller étouffant, palpitant et ingénieux !

Note : 16/20

Teenage Paparazzo

Teenage Paparazzo, Adrian Grenier
Documentaire sur le plus jeune paparazzo d’Hollywood, conduit par Adrian Grenier, la star de la série Entourages de HBO qui traite elle-même de la célébrité à Hollywood. Le jeu d’observateur / observé entre le jeune garçon et l’acteur est fascinant. Véritable expérience de laboratoire à l’échelle humaine, le film boulverse les idées reçues et propose une véritable réflexion sur la fascination du public envers les célébrités. Même si (comme moi) vous n’êtes pas du tout attiré par ce milieu si superficiel, ce film est à voir !

Note : 15/20

Two Gates of Sleep

Two Gates of Sleep, Alistair Banks Griffin
Le scenario de ce film tient dans le synopsis. N’allez pas chercher plus loin. Ok, c’est joli 5 minutes, ça aurait fait un court métrage correct. De 5 minutes. Sans aucun doute le film le plus prétentieux que j’ai jamais vu. Le réalisateur se prend pour Gus Van Sant, le talent en moins. C’est long, lent, chiant, sans intérêt, douloureux et pénible.

Note : 06/20

Abel

Abel, Diego Luna
Le sympathique Diego Luna, pour la première fois derrière la caméra, se montre tout aussi sympathique que devant ! Cependant malgré une idée de départ intéressante, les personnages ne sont pas aboutis. Le petit garçon porte le film sur ses (maigres) épaules, et ça ne suffit malheureusement pas… Un film décevant malgré des qualités incontestables. Un nom à suivre de près.

Note : 12/20

The Company Men

The Company Men, John Wells
Wells adopte un point de vue original sur une réalité sociale tristement banale. Les acteurs sont justes, y compris Ben Affleck. La photo de Roger Deakins (que l’on connaît pour son travail chez les Coen) est sobre, très propre. La musique sait se faire discrète, on retiendra la séquence du golf, magnifiquement orchestrée. Un film élégant et juste, peut-être un peu trop classique et conventionnel…

Note : 13/20

Welcome to the Rileys

Welcome to the Rileys, Jake Scott
Jake Scott signe ici un film original, touchant et troublant à la fois. James Gandolfini remplit le cadre par sa présence et signe un de ses rôles les plus touchants. Melissa Leo incarne son rôle à la perfection. Seule Kristen Stewart n'est pas à la hauteur. Une Nouvelle Orléans post-Katrina filmée comme jamais. Seul point noir du film : sa musique, simpliste et agaçante, donnant au film un coté indé un peu cheap dont il aurait pu se passer.

Note : 15/20

The Runaways

The Runaways, Floria Sigismondi
Un film Rock N' Roll qui donne la pêche ! Les scènes de live sont particulièrement dynamiques. Kristen Stewart et Dakota Fanning peinent un peu à nous convaincre mais s'en tirent honorablement, Michael Shannon quant à lui est sublime dans le rôle du légendaire Kim Fowley. Malgré une fin un peu bancale, le film est une réussite.

Note : 15/20